Du 16 au 18 octobre 2026, Millau et les Grands Causses ont vibrés au rythme du trail à l’occasion de la 32ᵉ édition du Festival HOKA Les Templiers. Rendez-vous incontournable du calendrier français, l’événement rassemble des milliers de coureurs, des passionnés de nature et un public venu partager trois jours placés sous le signe du sport, de la convivialité et du dépassement de soi.
Avec 18 courses, 13 000 participants et 44 nationalités représentées, le festival confirme son rayonnement. Mais derrière les chiffres et les performances, Les Templiers restent avant tout une aventure humaine, intimement liée aux paysages spectaculaires et au caractère exigeant des sentiers des Grands Causses.

Les Templiers : Un monument du trail français tourné vers l’avenir
Né en 1995 sous l’impulsion d’Odile Baudrier et de Gilles Bertrand, le Festival des Templiers a accompagné l’essor du trail en France. De 500 coureurs lors de sa première édition à 13 000 aujourd’hui, il a su grandir sans perdre son identité.
Cette édition confirme également l’évolution de la discipline : le festival rajeunit, avec un âge moyen passé de 40 à 37 ans en trois ans, et attire toujours davantage de femmes. Elles représentent désormais 33 % des participants, soit deux points de plus qu’en 2025. Certaines épreuves vont même plus loin, à l’image de la Mona Lisa, qui compte 54 % de participantes.
Le rayonnement international se renforce lui aussi, avec 44 nationalités présentes et un plateau élite particulièrement relevé, notamment chez les femmes. Au total, 69 000 euros de primes sont répartis sur trois courses, à égalité entre femmes et hommes.
Les Templiers : 18 courses, un terrain de jeu exceptionnel
Grand Trail, Endurance Trail, Marathon des Causses, Marathon du Larzac, Templière, Junior Trail… Le programme propose des formats variés, capables de satisfaire aussi bien les élites que les amateurs et les jeunes coureurs.
Grande nouveauté de cette édition, la Rock’Voizine fait son entrée avec un parcours de 48 km et 1 800 m de dénivelé positif, au départ de Saint-André-de-Vézines. Entièrement indépendante des autres courses du vendredi, elle plonge les participants au cœur du Causse Noir, avec notamment un passage spectaculaire par la « boîte aux lettres », sur les falaises du Boffi.
Mais les Causses ne se laissent pas apprivoiser facilement. Entre falaises dominant les vallées, forêts de résineux, ravins et sentiers rocheux, les parcours réclament une préparation spécifique, une bonne gestion de l’effort et une véritable aisance technique.
Les templiers : Un village qui fait vivre l’esprit trail
En quinze ans, le Salon du Trail est devenu un rendez-vous incontournable de l’écosystème outdoor. Avec 4 000 m², 120 exposants et quelque 40 000 visiteurs, il a plus que doublé son nombre d’exposants et s’impose comme un lieu de rencontre entre marques, coureurs et passionnés.
C’est aussi un espace privilégié pour dévoiler les nouveautés de la saison. Cette année, VEJA y a notamment présenté sa première chaussure de trail, une initiative en phase avec les préoccupations environnementales portées par l’événement.
L’expérience se prolonge jusque dans l’assiette. Producteurs locaux, roquefort et aligot donnent au village une véritable dimension gastronomique, fidèle à l’identité aveyronnaise.

Les templiers : Un évènement profondément ancré dans son territoire
La réussite des Templiers repose également sur la force de ses partenariats. 21 partenaires accompagnent aujourd’hui le festival, dont cinq acteurs locaux. Parmi eux, des producteurs et entreprises historiques contribuent depuis de nombreuses années à faire vivre cet événement.
Partenaire depuis 2019, HOKA accompagne le développement du festival dans une dynamique commune d’innovation et de respect du territoire. Private Sport Shop rejoint l’aventure comme partenaire majeur, tandis que Finishers devient partenaire officiel.
Le Domaine Saint-Estève, camp de base depuis 2011, et la Banque Populaire Occitane, partenaire historique depuis 11 ans, témoignent de cette fidélité. Une relation durable avec les acteurs locaux qui demeure essentielle à l’identité du festival.
Les templiers : Les femmes à l’honneur, de la templière à la belle de Millau
Pionnier en matière de courses féminines, le Festival des Templiers a lancé La Templière dès 2002. Cette épreuve de 7,7 km offre aux femmes un espace où le plaisir, le partage et la découverte priment sur la performance. Elles étaient 400 au départ cette année.
Autre rendez-vous emblématique, La Belle de Millau rassemble les coureurs autour d’une cause solidaire : la lutte contre le cancer du sein. Avec 2 500 inscrits annoncés pour le dimanche 18 octobre, cette course mixte prolonge l’esprit de solidarité et de convivialité du festival.
Marathon des Causses : la Suède entre dans la légende
Le samedi 17 octobre, les arrivées se sont succédé à un rythme effréné sur les dix courses au programme. Mais c’est le Marathon des Causses qui a offert l’un des moments les plus marquants du week-end.
La Suédoise Tove Alexandersson, championne d’orientation aux 23 titres mondiaux, a signé une performance exceptionnelle. Après être remontée de la 13e à la première place féminine, elle termine 4ème au classement général, à seulement 35 secondes du 3ème homme. Une démonstration impressionnante qui confirme sa capacité à rivaliser avec les meilleurs, toutes catégories confondues.
Chez les hommes, son compatriote Martin Nilsson s’impose lui aussi, offrant à la Suède un doublé retentissant. Derrière lui, le Suisse Roberto Delorenzi prend le dessus sur le jeune Français Jules Mongellaz, âgé de seulement 20 ans, au terme d’une bataille intense.
Au-delà des résultats, cette édition a aussi célébré la relève avec les courses jeunes, notamment la victoire d’Anna Lorblanchet sur la KD Trail.
Mais les résultats ne racontent qu’une partie de l’histoire. Pour comprendre ce qui rend le Marathon des Causses si particulier, il faut se retrouver sur ses sentiers, affronter ses difficultés et découvrir ses paysages de l’intérieur.
Marathon des Causses : une immersion au cœur des Causses, entre technicité et émotion
« Un trail aussi magnifique que technique », (re)vivez l’aventure en inside
Plongez au coeur de la course avec nath qui retrace pour vous son expèrience :
Le samedi 17 octobre, j’ai pris le départ du Marathon des Causses, une course qui incarne parfaitement l’ADN du Festival HOKA Les Templiers : des paysages grandioses, des sentiers exigeants et une ambiance qui donne des ailes jusqu’à la ligne d’arrivée.
Au programme, un parcours alternant montées raides, descentes engagées, passages en balcon et pistes forestières. Mais derrière la beauté des paysages se cache un véritable défi : ici, le dénivelé ne fait pas tout. La nature du terrain, la technicité des sentiers et les conditions météorologiques imposent de rester vigilant du premier au dernier kilomètre.
Pour mieux comprendre la course, je l’ai découpée en quatre grandes séquences : une première montée suivie d’une descente, une deuxième ascension prolongée par un long plateau, une nouvelle portion vallonnée avant une descente majeure, puis l’ultime difficulté, la célèbre Pouncho, avant de rejoindre l’arrivée.
Après la pluie, les sentiers étaient particulièrement glissants. Cela complique les appuis et les descentes demandaient encore plus de prudence. Le départ rassemble également de nombreux participants, ce qui peut provoquer quelques bouchons dans les premières montées.
1. Le départ est lancé : première montée et descente sur la Cresse
Après l’échauffement, le départ est donné sur quelques kilomètres de faux plat montant, alternant route et chemins forestiers. Une mise en jambes progressive qui permet au peloton de s’étirer avant d’attaquer les premières difficultés.
Très vite, le ton est donné : une première montée sur un sentier étroit et raide nous plonge directement dans l’ambiance du trail. Le terrain demande déjà de la vigilance, d’autant plus que la pluie rend les chemins glissants.
Une fois au sommet, changement de décor. Le parcours se poursuit sur un magnifique chemin en balcon, avec une vue dégagée sur les Cévennes. Quelques rapaces viennent compléter ce tableau presque sauvage. Un instant suspendu qui rappelle pourquoi on aime tant courir en pleine nature.
Mais pas question de s’attarder trop longtemps : la descente sur la Cresse nous attend. Raide et exigeante, elle sollicite rapidement les cuisses. Après cette première séquence intense, un ravitaillement à Betpaumes permet de reprendre quelques forces avant de poursuivre l’aventure.
2. Du ravin de la Cresse aux corniches de la Dourbie : une course qui se joue aussi au mental

La deuxième ascension arrive rapidement. Toujours raide, elle semble néanmoins un peu moins difficile que la première. La végétation, particulièrement verte après un été marqué par les fortes chaleurs, offre un décor surprenant pour la saison.
La suite se révèle plus monotone : une longue portion en faux plat montant, sur des pistes forestières où il faut continuer à courir. Une séquence moins spectaculaire, mais qui demande de la constance et du mental. En trail, les portions roulantes peuvent parfois être aussi exigeantes que les montées !
Le ravitaillement de Lauglanou permet de refaire le plein d’énergie avant de repartir vers une nouvelle petite ascension. Le parcours retrouve alors toute sa beauté avec de superbes passages en balcon, offrant des vues dégagées sur la vallée de la Dourbie.
Le tracé nous entraîne ensuite sur le plateau, à travers le ravin de la Cresse et de magnifiques passages dans les canoles, ces formations rocheuses caractéristiques du paysage caussenard. Les pistes forestières nous conduisent progressivement vers Lauglanou, avant de basculer sur les corniches de la Dourbie.
3. La descente sur Massebiau : un toboggan naturel à aborder avec prudence
Le parcours nous conduit ensuite au Cade, un ravitaillement installé dans une ferme au charme indéniable. Le cadre est magnifique et les produits locaux donnent envie de s’attarder : les spécialités aveyronnaises, notamment le roquefort, rappellent que le plaisir fait aussi partie de l’expérience des Templiers.
Mais la course est loin d’être terminée.
Les sentiers en balcon se poursuivent, parfois à proximité immédiate du vide. Au détour du parcours, le viaduc de Millau apparaît dans le paysage. Un repère visuel fort, qui donne le sentiment que l’arrivée se rapproche enfin.
C’est pourtant là qu’attend l’une des descentes les plus redoutables du parcours. Raide, technique et rendue glissante par la pluie, elle fait perdre beaucoup de dénivelé sur une très courte distance. Le sentier ressemble presque à un toboggan naturel.
Je redouble de vigilance : chaque appui compte et la moindre erreur peut coûter cher. Dans ces passages, mieux vaut contrôler sa vitesse que chercher à gagner quelques secondes.

4. La célèbre Pouncho : le dernier mur avant la délivrance
Après cette descente exigeante, il reste une ultime difficulté de taille : la Pouncho.
Cette ascension est l’un des passages emblématiques du Marathon des Causses. Elle représente un véritable morceau de bravoure, avec une pente particulièrement raide et des portions rocheuses où il faut parfois s’aider des mains pour progresser. Les jambes commencent à peser, les réserves diminuent et le mental prend le relais.
Je double de nombreux coureurs en difficulté, certains victimes de crampes, d’autres tout simplement à bout de forces. Chacun avance comme il peut, avec un objectif commun : atteindre le sommet et aller chercher cette arrivée tant attendue.
La Pouncho rappelle alors toute la singularité de ce trail : malgré des paysages accessibles et ouverts, le parcours n’a rien d’une promenade. Les pentes sont abruptes, les sentiers techniques et chaque difficulté doit être gérée avec patience.
Une fois cette dernière ascension franchie, il ne reste plus que quelques kilomètres avant la ligne d’arrivée. L’effort laisse progressivement place à l’émotion.
Et quelle arrivée ! L’ambiance est toujours magique, le public est au rendez-vous et les encouragements donnent un dernier supplément d’énergie. Lorsque le speaker annonce mon arrivée, le sourire est immédiat. « J’en ai encore des frissons en écrivant ces lignes. »
C’est aussi ça, les Templiers : des heures d’effort, des passages où l’on se demande pourquoi on s’inflige tout ça, puis cette sensation incroyable de franchir la ligne et de réaliser le chemin parcouru.
Bilan : un trail exigeant dans un cadre exceptionnel
Le Marathon des Causses est une magnifique découverte, mais il ne faut surtout pas sous-estimer sa difficulté technique. Même sans évoluer en haute montagne, on rencontre ici des sentiers particulièrement exigeants, avec des passages rocheux, des pentes raides et des descentes qui deviennent redoutables lorsque la météo s’en mêle.
Le parcours est varié, les paysages sont splendides et l’organisation est à la hauteur de la réputation du Festival HOKA Les Templiers. Les bénévoles, les ravitaillements et l’ambiance générale contribuent à faire de cette course une expérience qui dépasse largement la seule performance sportive.
Pour en profiter pleinement, mieux vaut arriver préparé, savoir gérer son effort, rester prudent dans les descentes et être à l’aise sur les terrains techniques. Le mental joue également un rôle essentiel, particulièrement dans les dernières ascensions.
Le verdict du Mag:
Un trail magnifique, exigeant et riche en émotions, qui permet de découvrir les Causses sous leur plus beau jour. Une course où il faut savoir lever les yeux pour admirer les paysages, sans jamais oublier de regarder où l’on pose les pieds !
Et surtout, une arrivée qui donne envie de recommencer.
En parlant d’Hoka, allez jetter un oeil sur toutes les paires que l’on a déjà testées ainsi que les courses de l’an passée, et aussi si vous avez envie d’approfondir le Festival des templiers by Hoka cliquez ici on a plein de choses a en dire 😉






