Le chaînon manquant de l’entraînement moderne

Dans le monde du sport de haut niveau comme dans celui des amateurs passionnés, une obsession revient sans cesse : s’entraîner dans la bonne zone d’intensité. Trop souvent, les sportifs se fient à des formules approximatives basées sur l’âge ou une fréquence cardiaque théorique. Le résultat ? Des séances mal calibrées, une progression qui stagne, et parfois même un risque de blessure ou de surentraînement. C’est précisément ce problème que la startup grenobloise PAIRFS a décidé de résoudre avec ZoneX, un dispositif qui transforme la respiration en véritable boussole de performance.
Une idée née de l’excellence grenobloise
PAIRFS n’est pas un acteur isolé qui tente sa chance dans l’univers ultra-compétitif des wearables sportifs*. La startup s’appuie sur un écosystème unique : Grenoble, berceau de plus de sept entreprises spécialisées dans les capteurs de gaz depuis les années 2010, en collaboration étroite avec le CEA LETI, référence mondiale dans ce domaine.
*Wearable (littéralement « portable » ou « à porter » en anglais) désigne tout objet technologique connecté que l’on porte directement sur le corps. Définition simple : Un wearable est un appareil électronique intelligent, souvent équipé de capteurs, que l’on porte comme un vêtement ou un accessoire : au poignet, sur la tête, autour du torse, aux oreilles, etc. Il collecte des données en temps réel sur le corps ou l’environnement de la personne qui le porte. ex : montre connecté, ceinture cardio, bracelet d’activité, masque Pairfs. l’industrie des wearables a explosé ces 15 dernières années (montres, bracelets, ceintures cardio…), mais un paramètre physiologique essentiel reste largement ignoré par ces appareils : la respiration.
C’est exactement le vide que PAIRFS cherche à combler avec ZoneX. Alors que tout le monde surveille sa fréquence cardiaque ou son nombre de pas, personne (ou presque) ne mesure précisément sa respiration à l’effort — alors que c’est un indicateur potentiellement plus fiable et plus précis pour définir les vraies zones d’entraînement.
Derrière le projet, deux profils complémentaires. Pierre Jallon, ancien directeur technologie chez eLichens et responsable de l’activité wearables au CEA LETI, apporte une expertise pointue sur les capteurs de gaz. Passionné d’ultra-endurance en VTT et vélo de route, il connaît personnellement les enjeux de la performance sportive. À ses côtés, Julien Mottin, ingénieur Centrale Paris et pratiquant d’endurance, met quinze années d’expérience en technologies deeptech au service d’un objectif clair : rendre la mesure respiratoire fiable, simple et accessible aux sportifs, et plus seulement réservée aux laboratoires hospitaliers.
La démo signée Serge : ZoneX sur le terrain
Les mots, c’est bien. Les voir en pratique, c’est mieux. Découvrez notre vidéo dans laquelle Serge teste ZoneX en conditions réelles et partage son ressenti après utilisation.
Pourquoi la respiration change tout dans l’entraînement
Pendant un effort progressif, notre corps traverse deux transitions physiologiques majeures, appelées seuils ventilatoires. Le premier marque le passage d’un effort facile à un effort modéré : c’est la frontière de la fameuse « zone 2« , celle où l’on peut encore discuter, essentielle pour construire l’endurance de fond. Le second signale le basculement vers l’effort intense, quand la respiration devient saccadée et que l’organisme puise dans ses réserves anaérobies.
Concrètement, ces zones se déclinent ainsi : la zone 1 correspond au repos, ou à un effort quasi nul. La zone 2 est celle où l’on peut encore parler sans être essoufflé, tant que la discussion reste fluide, on s’y trouve. Les zones 3-4 marquent le seuil : l’effort devient difficile, la respiration se fait plus courte, parler devient compliqué. Enfin, la zone 5 est la zone rouge, celle que l’on ne peut tenir que quelques minutes maximum : le cardio est au plus haut, le corps atteint la limite de ce qu’il peut produire.
Le problème, c’est que ces zones sont propres à chaque individu et ne peuvent pas être devinées avec fiabilité. On peut penser être en zone 2 alors que le corps est en réalité déjà en zone 3 et s’apprête à stopper l’effort. À l’inverse, on peut se croire à fond en zone 3 alors qu’on n’est encore qu’en zone 2, avec une marge de progression non exploitée. C’est exactement ce que ZoneX vient corriger : remplacer l’approximation par la mesure réelle.
Repérer précisément ces deux seuils permet de définir des zones d’entraînement réellement personnalisées, et non plus des estimations génériques. C’est tout l’enjeu de la méthode « 80/20 » plébiscitée par les entraîneurs professionnels : passer 80% du temps d’entraînement en intensité modérée et seulement 20% en haute intensité. Encore faut-il savoir où se situent ces zones avec exactitude et savoir qu’elles évoluent : une étude citée par PAIRFS révèle qu’elles peuvent varier de 20% en seulement deux mois. Un sportif qui s’appuie sur une mesure vieille de six mois s’entraîne donc, sans le savoir, à côté de la plaque.
ZoneX : la précision de laboratoire sans la lourdeur clinique
Traditionnellement, mesurer les seuils ventilatoires nécessitait des équipements volumineux, coûteux et complexes, réservés aux hôpitaux ou aux centres sportifs d’élite. PAIRFS a fait le pari inverse : concevoir un dispositif focalisé uniquement sur cette mesure, sans dispersion de fonctionnalités, pour garantir simplicité et fiabilité.
Concrètement, l’athlète enfile un masque connecté et réalise un test progressif d’une quinzaine à une vingtaine de minutes sur home-trainer ou tapis de course, précédé de cinq minutes d’échauffement. Contrairement aux tests d’effort maximaux qui poussent le corps jusqu’à l’épuisement total, ZoneX s’arrête au seuil anaérobique, une épreuve bien moins traumatisante, autant physiquement que mentalement, qui réconcilie les sportifs avec l’idée même du testing.
Pendant l’effort, l’appareil mesure en continu le volume d’air expiré, le rythme respiratoire et la production de CO2. Un logiciel dédié détecte alors automatiquement les deux seuils ventilatoires et génère un rapport complet avec les zones d’entraînement réelles de l’athlète.
Un test simple, guidé par algorithme
Le protocole de test avec ZoneX est pensé pour être accessible à tous, sans traumatisme physique ni mental. Il s’utilise aussi bien sur vélo, rameur que tapis de course, à condition d’être équipé d’une ceinture cardio et du masque ZoneX.
Le déroulé est simple : quelques minutes d’échauffement, puis un protocole par palier où l’intensité augmente progressivement jusqu’au maximum que le sportif peut fournir. Il est nécessaire de dépasser le second seuil ventilatoire pour obtenir des résultats exploitables, mais rien n’empêche de poursuivre le test jusqu’à la VMA pour les sportifs qui le souhaitent.
Une fois l’effort terminé, il n’y a aucun calcul à faire soit même : le logiciel PAIRFS analyse automatiquement les données recueillies et propose, grâce à une intelligence artificielle intégrée, une détection précise des seuils ventilatoires. L’utilisateur garde ensuite la main pour affiner ou ajuster ces seuils selon sa propre expertise et sa connaissance de l’athlète, d’autant que les algorithmes de détection sont en constante amélioration.
Les données récupérées ne sont pas verrouillées dans un format propriétaire : il est possible d’exporter un rapport complet en PDF, mais aussi les données brutes, exploitables librement dans d’autres outils d’analyse.
Plug & play, sans compromis sur la rigueur scientifique
ZoneX fonctionne sans calibration ni maintenance complexe. Le logiciel fourni peut synchroniser des capteurs tiers (puissance, fréquence cardiaque) et même piloter directement un home-trainer ou un tapis de course pour dérouler le protocole de test. Une application mobile permet également de réaliser des tests en extérieur, sur piste ou sur route, avec des notifications sonores pour guider les paliers.
Côté validation, PAIRFS ne laisse rien au hasard : une étude comparative a été menée sur neuf sujets face à un système de référence, mesurant la corrélation entre les signaux respiratoires captés par ZoneX et ceux des appareils cliniques classiques. Une étude clinique plus large est actuellement en cours, en vue d’une publication scientifique.
Un détail qui a son importance : le masque utilisé par ZoneX est le même modèle que celui utilisé dans les hôpitaux et les CHU pour les tests d’effort classiques, des machines dont le coût dépasse souvent les 35 000€, sans compter les recharges de gaz nécessaires à leur fonctionnement, qui représentent un coût récurrent non négligeable. Avant l’arrivée de PAIRFS, accéder à ce type d’analyse représentait un investissement de plusieurs dizaines de milliers d’euros, réservé aux laboratoires, hôpitaux et centres sportifs d’élite.
ZoneX démocratise cette technologie : aucun consommable n’est nécessaire, le masque est lavable et stérilisable, ce qui rend le dispositif utilisable indéfiniment sans coût caché. C’est là toute la promesse de PAIRFS : rendre accessible au sportif lambda une technologie jusque-là réservée à une élite.
Un outil pensé pour les coachs, un investissement pour les passionnés

Proposé à 1 788€ TTC, sans frais cachés ni consommables récurrents, ZoneX s’adresse en priorité aux professionnels de l’entraînement : coachs, préparateurs physiques, clubs. Pour eux, c’est un outil qui permet d’affiner en continu les plans d’entraînement de leurs athlètes, sans dépendre de rendez-vous en laboratoire, avec des données réactualisables à volonté.
Pour un sportif individuel ou une famille de passionnés, l’investissement est plus conséquent, mais il ouvre la porte à un niveau de précision jusqu’ici réservé à l’élite : connaître ses véritables zones d’entraînement, ajuster sa nutrition selon l’effort fourni, optimiser sa récupération, et surtout, arrêter de deviner sa zone 2 pour enfin la mesurer.
Pourquoi tester régulièrement sa FTP change tout
L’un des grands intérêts de ZoneX est de pouvoir tester sa FTP (Functional Threshold Power) régulièrement, car celle-ci fluctue énormément selon la période de l’année, la charge d’entraînement ou la fatigue accumulée. Or, les tests d’effort classiques en laboratoire sont non seulement coûteux, mais nécessitent également une prise de rendez-vous plusieurs semaines, voire plusieurs mois à l’avance. Résultat : la plupart des sportifs et coachs se contentent d’une mesure unique par an, alors que les zones réelles peuvent avoir évolué de manière significative entre-temps.
Avec ZoneX, il devient possible de réaliser plusieurs tests dans la même saison, voire plusieurs fois par mois si nécessaire, pour ajuster en continu les zones d’entraînement et coller au plus près de la réalité physiologique du moment.
Où se procurer ZoneX ?
Le dispositif ZoneX est disponible directement auprès de PAIRFS. Vous préférez tester avant d’acheter ou simplement vous avez envie de faire une séance en étant encadré ? Prenez rendez-vous via Corff afin d’organiser un test personnalisé.
Respirer mieux pour performer plus

Avec ZoneX, PAIRFS ne se contente pas d’ajouter un gadget de plus à l’arsenal du sportif connecté. La startup grenobloise propose une nouvelle manière de comprendre son propre corps, en s’appuyant sur un signal trop longtemps ignoré par l’industrie du wearable : la respiration. Pour les athlètes en quête de performance, de vitesse et de puissance, cette approche pourrait bien devenir aussi incontournable que le cardiofréquencemètre l’a été il y a vingt ans.
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