La Asics SaintéLyon, c’est un mythe. Une course de nuit, en plein hiver, 80 km entre Saint-Étienne et Lyon, des milliers de frontales, de la boue, du froid, du monde… beaucoup de monde.
Bref, une expérience à part entière, autant physique que mentale
Julian Grangeon notre athlète reporter, nous livre son retour d’expérience, avec ce qui, selon lui, fait la différence entre subir la course et la vivre pleinement (ou presque).
L’entraînement Asics SaintéLyon : ni trop, ni pas assez (sinon ça casse)
On ne va pas se mentir : 80 km, ça ne s’improvise pas.
Mais l’erreur classique, c’est de vouloir trop en faire.
👉 L’entraînement doit être maîtrisé, progressif, et surtout adapté à son quotidien :
- travail,
- vie de famille,
- fatigue mentale,
- contraintes personnelles.
Accumuler les kilomètres pour accumuler les kilomètres, c’est le meilleur moyen d’accumuler… des blessures 😅
Mieux vaut moins d’entraînement mais intelligent :
- régularité,
- sorties longues bien placées,
- récupération respectée,
écoute des signaux du corps (oui, même quand l’ego dit “allez encore”).
L’astuce bonus Asics SaintéLyon : transformer les heures longues en temps utile
Les longues heures d’entraînement, c’est aussi l’occasion parfaite pour nourrir la tête autant que les jambes.
Écouter des podcasts comme DLTC, et notamment ceux avec Mathieu Blanchard, est une vraie pépite :
- comprendre la discipline,
- anticiper ce que le corps va subir,
- apprendre à gérer la douleur,
- relativiser quand ça pique (parce que ça pique toujours à un moment).
Au final, tu arrives au départ mieux préparé physiquement, mais surtout mentalement, ce qui est souvent la vraie clé sur ce genre d’épreuve.
Arriver au départ en forme et sans blessure, c’est déjà une victoire.
Encore une astuce bonus : Diminue drastiquement ta charge d’entraînement 7 à 10 jours avant la course.
Après plusieurs mois d’entraînement tu vas devenir une machine, et tu vas avoir envie de finir la prépa en beauté, c’est là qu’il faut se ménager, force toi à faire beaucoup moins, tu seras en meilleur forme physique pour affronter la course.
Asics SaintéLyon, l’alimentation : le nerf de la guerre (et de l’estomac)
Pendant 80 km, manger devient un sport à part entière.
Les ravitaillements de la SaintéLyon sont bien fournis, mais soyons honnêtes : ils sont souvent blindés de monde.
Attendre, slalomer entre les gobelets, essayer de choper un bout de banane avec des doigts gelés… ça fait partie du folklore.
👉 Mon conseil : ne pas dépendre uniquement des ravitos.
De mon côté :
- des pom’potes alternées avec des Baow,
- une solution simple, économique, et qui passe étonnamment bien même après plusieurs heures de course,
- et surtout déjà testée à l’entraînement (règle numéro 1).
J’avais aussi prévu des gels caféinés “au cas où”.
Résultat ? Le “au cas où” est arrivé… et ils ont été vraiment utiles dans les moments de baisse de régime, quand le cerveau commence à négocier l’arrêt avec les jambes.
Le ravito devient alors un bonus, pas une obligation.
Ton estomac te dira merci… et tes jambes aussi.
Asics SaintéLyon, la météo : l’ennemi invisible (mais prévisible)
Course de nuit + hiver = combo gagnant.
La météo peut transformer la Asics SaintéLyon en :
- trail boueux,
- trail glacé,
- trail détrempé,
- ou les trois en même temps (oui, c’est possible).
👉 Anticiper est indispensable :
- vêtements adaptés,
- gestion du froid à l’arrêt comme en mouvement,
- protection contre l’humidité,
- frontale fiable (parce que courir dans le noir complet, c’est une autre discipline).
Il faut savoir bien doser, il ne s’agit pas d’avoir trop chaud au départ, mais de ne pas finir congelé au km 60.
Le monde… et le plaisir malgré tout
La Asics SaintéLyon, ce n’est pas un trail intimiste.
C’est une marée humaine, surtout au début.
- Ça bouchonne,
- Ça ralentit,
- Ça râle parfois (nous y compris, soyons honnêtes).
Mais avec le recul, c’est aussi ce qui fait la magie de la course :
- l’ambiance,
- les encouragements,
- les échanges entre coureurs,
- les sourires à 3 h du matin, dans la boue, frontale sur la tête.
👉 Accepter le monde, c’est accepter l’esprit SaintéLyon.
Lever la tête, regarder autour de soi, profiter du moment… même quand les jambes disent non.
Conclusion : une leçon autant qu’une course
La Asics SaintéLyon 80 km, ce n’est pas juste une ligne d’arrivée.
C’est une accumulation de décisions :
- dans l’entraînement,
- dans l’alimentation,
- dans la gestion du matériel,
- et surtout dans la tête.
Une course exigeante, parfois rude, souvent mémorable.
On en bave, on doute… mais on en ressort grandi, avec des souvenirs plein la tête (et un peu de boue partout).
Et malgré tout ça ?
👉 On se surprend déjà à se demander : “Et si j’y retournais ?” 😉
Chez CorffMag la Sainté ça nous connait, on peut même vous conseiller sur quelle chaussure avoir pour cette course si spéciale !
Merci a Julian Grangeon pour ses précieux conseils, si vous avez encore des questions n’hésitez pas l’espace commentaire vous est dédié.


