
Triathlon de l’Alpe d’Huez 2026, du 2 au 6 août dernier, le massif de l’Oisans a de nouveau vibré au rythme des 21 virages mythiques de l’Alpe d’Huez. Pour cette édition anniversaire, environ 5000 athlètes venus des quatre coins du monde se sont donné rendez-vous pour l’une des épreuves de triathlon les plus exigeantes de la planète. Corffmag était sur place, entre les dossards et la zone presse, pour vous raconter ça de l’intérieur.
Un 20 eme anniversaire qui se fête en grand

Pour souffler ses 20 bougies, l’organisation du Triathlon de l’Alpe d’Huez a mis les petits plats dans les grands : le format L est passé exceptionnellement de 1800 à 2000 dossards. Résultat, tout s’est vendu comme des petits pains, aussi bien sur le format longue distance que sur le moyenne distance. Si vous avez raté le coche, rassurez-vous, il restait encore une porte d’entrée : le Dossard Vert, sur lequel on revient juste après.
La vidéo en inside, côté athlète et côté public
Les trois formats de la démesure :
Le Duathlon : pas de natation, mais de la course à pied et du vélo, avec la fameuse ascension finale vers l’Alpe d’Huez pour se mettre dans le bain (façon de parler).
Le Triathlon M : 1,5 km de nage, 28 km de vélo (avec les 21 virages en prime) et 6,5 km de course. Intense mais qui reste accessible pour découvrir l’épreuve sans finir sur les rotules.
Le Triathlon L : LA course. 2,2 km de nage dans le Lac du Verney, 118 km de vélo avec plus de 3200 m de dénivelé positif (col de l’Alpe du Grand Serre, col d’Ornon, puis les 21 virages), et pour finir, 20 km de course à pied en altitude. Un des formats les plus durs au monde, tout simplement.
Sans oublier le Triathlon Kids, pour les 6-15 ans, histoire de transmettre le virus dès le plus jeune âge.
Le Dossard Vert, la petite révolution qui prend de l’ampleur

Lancé en 2024, le Dossard Vert permet aux participants de renoncer à leur dotation (tee-shirt, médaille, sac à dos) contre un tarif d’inscription plus doux et un impact environnemental réduit. L’idée est née directement des retours des triathlètes eux-mêmes, via l’enquête de satisfaction annuelle (plus de 1300 réponses en 2024, tout de même). Certains tiennent à leur médaille finisher comme à la prunelle de leurs yeux, d’autres sont prêts à faire l’impaste pour plus de sobriété : le Dossard Vert répond aux deux.
Et ça fonctionne : cette année, plus de 800 triathlètes ont opté pour cette formule, soit 17% des participants, contre 13% en 2025. La dynamique est clairement lancée, et on ne serait pas surpris de voir ce chiffre continuer à grimper dans les prochaines éditions.
Petite précision qui a son importance : Dossard Vert ou pas, tout le monde a accès aux mêmes ravitaillements et aux mêmes services sur le parcours. Seule la dotation change.
Autre changement notable côté inscriptions : le Pass Journée pour les non-licenciés disparaît. Concrètement, ne pas être licencié en club ne coûtera plus un supplément. Les clubs, eux, conservent leur tarif préférentiel, une façon de continuer à valoriser la pratique fédérale.
L’ESATCO, ces bénévoles qui viennent de loin pour donner beaucoup
Un des aspects les plus touchants du Triathlon de l’Alpe d’Huez, qu’on ne voit pas forcément depuis les lignes de départ, c’est la présence chaque année de bénévoles venus spécialement de Bretagne : des travailleurs en situation de handicap de l’ESATCO (établissement et service d’accompagnement par le travail des Côtes d’Armor).
Depuis 2014, une équipe de 7 personnes fait le déplacement pour prêter main forte à l’organisation : montage des parcs à vélos, installation des banderoles, gestion des ravitaillements, démontage en fin d’épreuve. Jean-Pierre Martel, qui les encadre, racontait à quel point cette expérience transforme les participants : certains, très renfermés au quotidien, s’ouvrent complètement le temps de l’événement. Des amitiés se créent aussi avec d’autres bénévoles, notamment une équipe belge avec qui ils échangent des cartes postales toute l’année.
Trois mots résument selon lui cette relation entre l’ESATCO et le triathlon : respect, partage, engagement. Une belle preuve que cet événement, sous ses airs de machine de guerre sportive, garde une vraie dimension humaine.
Ce qu’on a vu, vécu, et ce qu’on a envie de vous dire
On y était avec Serge, à la fois côté triathlète et côté presse, et on a pu observer l’organisation dans ses moindres détails. Et disons-le clairement : c’est millimétré. Chaque bénévole connaît son poste, la logistique est huilée comme une fourmilière parfaitement rodée. Même le retrait des dossards ou la récupération des sacs, malgré les files d’attente, se fait dans une ambiance bonne enfant où tout le monde patiente sans grogner.
Mais quelques bémols méritent d’être soulevés, parce que Corffmag, c’est aussi vous dire les choses telles qu’on les a vécues :
–La zone d’arrivée est réservée aux seuls coureurs, ce qui, on le comprend, répond à un impératif de sécurité et de fluidité. Mais concrètement, pour les familles et les proches venus attendre des heures en plein soleil, c’est frustrant. On a vu des enfants courir la ligne d’arrivée avec leur parent puis être invités à sortir rapidement du sas, et même un monsieur se faire reprendre parce qu’il était arrivé avec son chien, la pelouse synthétique ne s’y prêtant pas. On a nous-mêmes vécu ce petit couac : impossible d’entrer dans le sas final avec un enfant, malgré notre pass presse. Les règles sont les règles, on comprend la logique de sécurité, mais on ose imaginer qu’un compromis pourrait exister, pour ne pas couper l’élan de ceux qui viennent simplement célébrer l’arrivée d’un être cher après l’avoir attendu des heures.
–Pensez à l’ombre et à l’eau si vous venez en tant que supporter : le site de l’arrivée est un stade en plein soleil, sans beaucoup d’assises ni de zones ombragées autours de la ligne d’arrivée. Une casquette, une gourde et de la patience sont vivement recommandées si vous soutenez un proche.
Ces remarques ne retirent rien à la magie du lieu : le cadre reste à couper le souffle, entre le lac du Verney aux eaux turquoise et les célèbres lacets qui grimpent vers la station.
Premier triathlon en compétition : le retour d’expérience de notre reporter
Pour Serge, notre reporter-triathlète, c’était une première en compétition. Et le message est clair : on ne débarque pas sur ce genre d’épreuve sans préparation spécifique. Les transitions, sortir de l’eau, enfiler son casque, filer sur le vélo, puis repasser en mode course à pied, demandent une véritable répétition en amont, presque une chorégraphie à roder avant le jour J. Savoir quels gels ou compléments alimentaires prendre, à quel moment, fait aussi toute la différence pour tenir la distance sans craquer.
La bonne nouvelle, c’est que l’organisation donne toutes les cartes en main : informations claires dès l’inscription, briefings sur place, et un encadrement efficace le jour de la course. De quoi rassurer les novices qui hésiteraient encore à se lancer.
Les stands du village
On a pu faire le tour du village grâce au pass press pour rencontrer les marques qui se donnent à fond pour vous proposer les meilleurs produits. On a même interviewé certaines d’entre elle et vous retrouvez dans la vidéo de Serge :
–Kookabara : Fondée en 2006 à Avignon par Jérémie Marcuccilli (ex-sportif de haut niveau et étudiant en MBA inspiré par les bars à jus australiens découverts en 2002), Kookabarra est une marque spécialisée dans les fruits et légumes frais à boire haut de gamme. Grâce à un procédé breveté développé avec le CTCPA, la marque a réussi à prolonger la conservation de ses jus frais (jusqu’à 150 jours sans conservateurs), une véritable prouesse technique saluée dès 2007 par Paul Bocuse.
Longtemps réservée aux professionnels du CHR (Cafés, Hôtels, Restaurants) et de l’épicerie fine (plus de 1000 établissements référencés), l’entreprise s’installe en 2020 à Cavaillon dans un site de 4700 m² et ouvre sa vente aux particuliers en 2021. Portée par la philosophie « feel fresh and healthy » et symbolisée par l’oiseau kookaburra rencontré en Australie, la marque prône une alimentation saine, une agriculture raisonnée et un profond respect de la nature et des producteurs locaux.
–Dacia : la marque roumaine (groupe Renault) réputée pour ses véhicules fiables, spacieux et accessibles. Avec deux modeles en presentation, la Sandero Stepway : citadine rehaussée au look robuste, parfaite pour un usage polyvalent au quotidien. et la Jogger : grand familial modulable jusqu’à 7 places, idéal pour les familles nombreuses cherchant de l’espace sans se ruiner.
Prix : de 15 000 € à 30 000 € selon motorisation et finition — un rapport qualité-prix imbattable sur le segment familial.
–Mako : marque française fondée en 2008 par Jérémie Chapon et Jessica Harrison, née de la volonté de créer la combinaison néoprène parfaite pour le triathlon, sans s’inspirer des patronages existants. Les fondateurs : Jérémie, ancien triathlète et passionné de design produit, et Jessica, double olympienne en triathlon, apportant son expertise technique et son sens esthétique. Mako est distribué dans 15 pays et chez plus de 150 revendeurs en France, avec une gamme élargie (natation, triathlon, athlétisme, cyclisme) des t-shirts, des accessoires, incluant des produits personnalisables pour les clubs. Leur Philosophie : innovation, qualité irréprochable, esthétique soignée et meilleur rapport qualité-prix, sans artifice marketing.
Rendez-vous en 2027
Prochain rendez-vous pour les amateurs de défis alpins : du 25 au 29 juillet 2027. Les inscriptions ouvriront le 24 août 2026 à 20h27 et notez bien l’heure, les dossards s’envolent vite sur cette course culte. Go
Que vous soyez adepte du dépassement de soi sur le format L, en quête d’un premier défi sur le M, ou simplement curieux de découvrir l’ambiance en famille sur le Duathlon ou les courses Kids, l’Alpe d’Huez a de quoi vous faire vibrer. Une chose est sûre : entre les 21 virages, le lac du Verney et l’énergie des bénévoles, cette course laisse des souvenirs qui ne s’effacent pas facilement.
Corffmag était présent sur place, MERCI à l’organisation pour son accueil chaleureux, notament Nico Beck, et à tous les bénévoles qui font de cet événement ce qu’il est.





